Intoxications alimentaires

Préambule : les informations, valeurs, tableaux, graphes et questions présentées ci-dessous ne sont qu'une partie du sujet étudié. Certaines questions ne figurent pas dans le document support de l'activité mais ont été posées au cours des séances.

 

Le terme TIAC (Toxi-infections Alimentaires Collectives) recouvre différents mécanismes de pouvoir pathogène. On distingue :

  • les intoxinations vraies (ou intoxications) où tous les troubles sont dus exclusivement à l'ingestion d'une toxine bactérienne préformée dans l'aliment (ex. bactéries Clostridium botulinium, Staphylococcus aureus entérotoxique)
  • Les infections « d'origine alimentaire » = toxi-infections : il faut qu'il y ait ingestion d'aliment contenant des bactéries vivantes et qu'on les retrouve dans les muqueuses intestinales où elles se développent (bactéries entéro-invasives qui colonisent la muqueuse et peuvent envahir l'organisme = septicémie)

Staphylococcus aureus  est le seul staphylocoque à produire éventuellement une entérotoxine (toxine protéique agissant au niveau intestinal) qui est la cause d’intoxinations alimentaires.
30 à 60 % des souches de S. aureus produisent une entérotoxine pendant la phase exponentielle de croissance. Cette toxine est à la fois thermostable (= résiste à 100°C pendant une heure) et résistante aux sucs digestifs !
Si elle est produite dans l'aliment (la contamination se fait généralement en cuisine lors de la préparation), et même si celui-ci est chauffé, son ingestion provoquera, moins de 6 heures après son ingestion, des vomissements, nausées, douleurs abdominales qui disparaissent spontanément, généralement sans laisser de séquelles. Toutefois, chez de très rares individus, la toxine staphylococcique provoque la mort (sensibilités individuelles ou conditions physiologiques particulières).

 

1ère partie : orientation : critères microscopiques & étude du métabolisme respiratoire et glucidique

La souche disponible au laboratoire (micro-organisme de classe 2[1]) a été inoculée dans un bouillon cœur-cervelle et sur gélose nutritive ordinaire en tube, puis incubée 24 heures à 37 °C.

[1] Agents biologiques pouvant provoquer une maladie chez l'homme ; leur propagation dans la collectivité est peu probable ; il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficaces 

Sont présentés ici uniquement les résultats obtenus.
Toute l'analyse (observation, interprétation et conclusion) est à réaliser pour chaque élément fourni.

 

a) Frottis fixé coloré au Gram

Remarque : le frottis peut être préparé :
- soit à partir du bouillon coeur-cervelleµ
- soit à partir du liquide de condensation présent au bas de la gélose inclinée
- soit en déposant un peu de culture solide dans une goutte d'eau distillée déposée sur une lame

Culture sur gni

 

 

Gram staphylococcus aureus

Q1-Rédiger un compte-rendu de l'observation microscopique

 

b) Test enzymatique d'orientation

Remarque : ce test doit impérativement être réalisé avec un instrument non métallique (à justifier d'après la fiche technique) ET à partir de colonies provenant d'un milieu solide.

Test orientation

Q2-Test d'orientation rapide : justifier le choix de ce test, puis rédiger observation, interprétation, conclusion.

Q3-Résumer les caractères et réaliser une pré-orientation du micro-organisme.

Q4-Indiquer l'intérêt du bouillon de Chapman.
     Pour renforcer l'action sélective de ce milieu, on peut le recouvrir de vaseline stérile. Expliquer pourquoi

 

c) Etude du métabolisme respiratoire (millieu Viande-Foie)

Type respiratoire

 

d) Etude du métabolisme glucidique (milieu Hugh & Leifson)

Voie attaque glucose

 

Q5-Étude du métabolisme bactérien : présenter, sous forme de tableau synthétique : observation, interprétation, conclusion pour les milieux Viande-Foie et Hugh & Leifson

Q6-Confirmer l'orientation faite en jour 1 à l'aide des résultats de l'étude du métabolisme.

 

 

2ème partie : identification de la souche

a) Etude macroscopique de l'isolement réalisé en J1 sur milieu CHAPMAN

Staph aureus 2

 

b) Etude macrospique de l'isolement réalisée en J1 sur milieu BAIRD-PARKER

Baird parker staph aureus 3 1

 

Q7-Étude des milieux d'isolements Chapman et Baird-Parker : présenter, sous forme de tableau synthétique : observation, interprétation, conclusion.

Q8-Indiquer la conclusion pouvant être apportée par la lecture de chaque milieu.

 

c) Identification de la souche par test d'agglutination sur lame (Pastorex Staph Plus)

Pastorex staph plus

Q9-Test rapide d’agglutination sur lame pour l’identification de Staphylococcus aureus :

  1. Présenter le principe de ce test.
  2. Indiquer ce que le test Pastorex Staph Plus permet de rechercher.
  3. Schématiser, au niveau moléculaire et à l'aide de la légende du document 3, l'édifice moléculaire aboutissant à la formation d'un agglutinat visible à l'œil nu (cas d'un test positif).
  4. Schématiser le résultat de chacun des deux tests (témoin et essai).
  5. Interpréter et conclure.
  6. Proposer la réalisation d'un test de vérification de la spécificité de cette réaction puis de l'efficacité de cette réaction.

Q10-Résumer tous les caractères morphologiques, culturaux et biochimiques de la souche étudiée et confirmer (ou infirmer) son appartenance à l'espèce aureus

 

d) Recherche de la thermonucléase pour détermination du caractère entérotoxique de la souche préalablement identifiée

Thermoclease adnase e

Q11-Indiquer quel est le lien entre entérotoxine staphylococcique et thermonucléase.

Q12-Recherche de l'entérotoxine : schématiser, en utilisant les légendes proposées dans le document 1, l'assemblage moléculaire à la fin de la dernière étape de la recherche de l'entérotoxine par la technique immuno-enzymatique dans le cas d'un témoin positif

Q13-Recherche de la thermonucléase

  1. Schématiser l'aspect de chaque test effectué, interpréter et conclure.
  2. Proposer la réalisation de témoins (positif et négatif) qui auraient dû être réalisés.

Q14-Conclure sur le caractère entérotoxique de la souche testée.

 

 

3ème partie : détermination du profil de sensibilité de la souche étudiée vis à vis de différents antibiotiques par la technique de l'antibiogramme standard

Staph aureus 3

Staph aureus 4

 

Abaques antibio

 

Q15-Antibiogramme standard en milieu gélosé

  1. Rédiger un schéma légendé de la gélose après l'incubation incluant : disque d'antibiotique, zone d'inhibition de culture, culture, zone correspondant à la concentration minimale inhibitrice.
  2. Reproduire et compléter le tableau suivant 
  3. Indiquer quel(s) antibiotique(s) choisir pour traiter le patient.

Antibiogramme tableau

 

 

 

4ème partie : détermination du la concentration minimale inhibitrice de la ceftriaxone sur S. aureus par dilution en milieu liquide

  • 100 µL de milieu Mueller-Hinton ont été déposés dans les puits 1 à 12.
  • 100 µL d'antibiotique Ceftriaxone à 2,5  mg.mL-1 ont été déposés dans le puits 1
  • Après aspiration-refoulement, 100 µL du puits 1 sont prélevés et introduits dans le puits 2.
  • L'opération est répété jusqu'au puits 11.
  • 100 µL du puits 11 sont prélevés et jetés dans l'eau de Javel
  • 100 µL d'inoculum bactérien sont déposés dans les puits 1 à 12.
  • Incubation 18 h à 37 °C après avoir fermé hermétiquement les puits.

Vue d'ensemble :

Img 20170210 151002

 

 

Vue détaillée des puits 8 à 12 après 18 h d'incubation à 37 °C :

Img 20170210 153851

Cmi ceftriaxone

Q16-Détermination de la CMI en milieu liquide : pour l’antibiotique testé, résumer sous forme de tableau les informations suivantes :

- Les volumes de milieu Mueller-Hinton dans chaque cupule
- Le volume de solution d'antibiotique introduit dans la cupule 1.
- Le volume transféré entre chaque cupule
- La concentration intermédiaire en antibiotique exprimée en µg.mL-1 dans chaque tube
- Le volume d'inoculum bactérien introduit dans chaque cupule
- La concentration finale en antibiotique exprimée en µg.mL-1 dans chaque tube
- La présence (+) ou l’absence (-) de culture dans chaque cupule

Q17-En déduire la CMI de la ceftriaxone sur la souche testée.

Q18-Indiquer si la bactérie étudiée est sensible, intermédiaire ou résistante à cet antibiotique en utilisant les donnes fournies dans le document

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Date de dernière mise à jour : 11/02/2017

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